hudôr

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Le préfixe hydro dérive quant à lui du grec ancien ὕδωρ (hudôr) lequel signifie « serpent à eau ».
Source : Wikipédia

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Contre le simulacre.

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Je suis convaincu que, plus forte que les cyclones, les tornades, les déluges, les épidémies ou les innombrables bombes, l’insurrection poétique va balayer un jour la Terre, au nom des droits de l’homme cosmique, comme une aveuglante lumière de l’amour. La seule subversion qui peut faire éclater ce monde, envahi par une nouvelle barbarie et au bord de son autodestruction, est la subversion poétique. La poésie est la suprême connaissance. Les sciences décrivent la mécanique de l’univers, tandis que la poésie révèle sa dynamique secrète. La matière poétique est l’énergie de l’unité cosmique. Les poètes sont les chercheurs du Tiers Caché, ce tiers irréductible qui se situe entre le sujet et l’objet. Entre révélation et révolution il n’y a qu’un pas – celui du Tiers Caché. C’est pourquoi toute révolution non fondée sur une révélation est meurtrière. La rigueur de l’esprit poétique est infiniment plus grande que la rigueur de l’esprit mathématique. Il serait plus juste d’appeler « science exacte » la recherche du Tiers Caché et « science humaine » la mathématique. La poésie est, pour moi, l’ouverture du langage vers le Grand Jeu de dés du Grand Indéterminé.

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De Je suis Charlie à Je suis 3143: la grève étudiante de 2015 à partir de la pensée de Pier Paolo Pasolini

Trahir

Par Julie Paquette, Montréal[1]

La critique du politique faite par Pier Paolo Pasolini s’articule autour de la notion du nouveau fascisme; cette forme inédite qui se consolide dans l’Italie des années 1970. Ce nouveau fascisme met en scène une société basée sur une contestation permanente mais superficielle qui, en trame de fond, engendre un conformisme plus pernicieux que ne l’avait fait le fascisme d’un Benito Mussolini. Le nouveau fascisme, sous couvert d’une contestation de l’ancienne élite, uniformise le citoyen et l’enracine dans une société de contrôle de laquelle il ne sait plus se méfier. C’est le mariage consacré entre le progrès et l’autoritarisme qui met en place une tolérance fallacieuse parce que concédée d’en haut.

11180201_10155545144740074_72024870_n Crédit photo © Guillaume Leroux

La résistance contre cette uniformisation, Pasolini la retrouvait dans le tiers monde. Là où il tourne par exemple, son Carnet pour une Orestie africaine……

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Croyons-nous aux images?

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Cette rencontre est une occasion rare de partager une « philosophie du geste » qui nous permet de mieux comprendre le monde des images, de mieux entrer dans cette « vidéosphère » dans laquelle le XXIème siècle nous plonge, au temps du numérique…

 

Avec Michel Guérin, philosophe, professeur des universités, membre honoraire de l’Institut universitaire de France, Michel Guérin interroge depuis de nombreuses années la question de la croyance et de sa relation aux oeuvres et aux images.

Enregistré le 10 avril 2012.

Lecteur :

http://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=4463047

 

 

 

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L’Islam, les médias et la guerre

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Gregory Kent, Islam, Media and War. The Public Opinion in the Islamic World

 

Cet article traite de l’autoreprésentation des sociétés islamiques, surtout celles qui passent par les médias de masse. Posant comme point de départ le problème de l’unité et de la diversité simultanées de la société islamique, il aborde la question de la possibilité d’un modelage particulier de sa représentation. Le contexte difficile de la politique qui fait suite aux événements du 11-Septembre a fait ressortir l’importance d’une gamme d’éléments problématiques, auparavant guère reconnus de la représentation de l’Occident et de la guerre dans le monde musulman. Par le biais d’une analyse systématique de l’autoreprésentation islamique, sera proposée la prise en compte de plusieurs facteurs, essentiellement les efforts occidentaux de diplomatie publique au Moyen-Orient et l’influence des nouveaux médias sur la société et la vie politique, partout dans le monde islamique.

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Terrorisme et Mass Médias

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par Pierre Mannoni

Les journalistes sont censés être les greffiers des événements. Ils dressent, par profession, les procès-verbaux des faits sociaux ou politiques dont ils sont les témoins privilégiés. Les échos qu’ils en donnent à travers leurs publications divulguent l’événement en question et le font, pour ainsi dire, exister sur la scène sociale. Le service rendu par cette diffusion est de porter à la connaissance de tous les membres d’une société, d’une nation et parfois du monde entier, ce qu’il en est du fait concerné. Chacun peut ainsi être instruit de ce qui advient ici ou là et des éventuels enjeux que cela peut revêtir pour son existence personnelle, celle de son groupe ou celle de sa nation.

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Or, si sur un grand nombre de questions une telle « mise en échos » a bien la valeur informative attendue, certains sujets appellent un traitement médiatique particulier, leur nature ou leurs caractéristiques étant susceptibles d’influer gravement sur l’opinion publique et de provoquer des distorsions dans la représentation que celle-ci peut avoir de l’événement, allant, comme cela semble être le cas princeps du terrorisme, jusqu’à désorganiser tout ou partie du comportement collectif. Existe-t-il un rapport particulier terrorisme/médias tel que l’on puisse suspecter la mise en œuvre, à travers ce rapport, d’une procédure d’influence à type de manipulation ? C’est la question que nous allons nous efforcer d’examiner dans le présent chapitre, non sans avoir précisé au préalable que nous écartons volontairement de notre propos le cas du terrorisme étatique (d’en haut), les moyens de communication de masse étant muselés par une très forte censure, l’association par renforcement mutuel décrite ici n’existe pas. Nous faisons donc le choix de ne traiter que des rapports fonctionnels qui se développent entre les mouvements terroristes non-étatiques (d’en bas) et les organes de la presse dite libre.

Mannoni Pierre, Bonardi Christine, « Terrorisme et Mass Médias », Topique 2/ 2003 (N°83), p. 55-72
URL : www.cairn.info/revue-topique-2003-2-page-55.htm.
DOI : 10.3917/top.083.0055

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Walter Benjamin, Port-Bou point final

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par Serge Bonnery

En juin 1940, Walter Benjamin quitte Paris. Il prend la direction de Lourdes, en compagnie de sa sœur Dora. En août, il est à Marseille où il obtient son visa pour les Etats-Unis. Le 25 septembre, avec un groupe de réfugiés allemands, il arrive à Port-Vendres où il entre en contact avec la militante Lisa Fittko qui peut faire passer le groupe en Espagne. Ils arrivent à Port-Bou le 25 au soir. « Dans une situation sans issue, je n’ai d’autre choix que d’en finir », écrit-il à son amie Henny Gurland qui est du voyage. Face au refus des policiers espagnols de le laisser franchir la frontière, Walter Benjamin se suicide le 26 septembre en absorbant une forte dose de morphine. « C’est dans un petit village des Pyrénées où personne ne me connaît (que) ma vie va s’achever ».

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Introduction à la Grande Loi de la Paix ou Constitution de la Confédération Iroquoise (XIIème siècle) traduite intégralement par Résistance 71

Resistance71 Blog

“En leur cœur même, les états européens et leur progéniture coloniale personnifient toujours les mêmes impulsions destructrices et irrespectueuses qu’il y a 500 ans… Au moment du premier contact avec les Européens, la très vaste majorité des sociétés natives américaines étaient parvenues à la véritable civilisation: Elles n’abusaient pas de la planète, elles promeuvaient la responsabilité commune, elles pratiquaient l’égalité des sexes dans les relations quotidiennes et elles respectaient la liberté individuelle.” …

“La tradition indigène du continent américain voit le gouvernement comme étant le pouvoir collectif des membres individuels de la nation, il n’y a pas de séparation entre la société et le pouvoir. Le leadership s’exerce en persuadant les individus d’immerger leur pouvoir auto-gestionnaire dans l’intérêt du bien commun. Par contraste, dans la tradition européenne, le pouvoir est abandonné aux représentants d’une majorité politique, dont les décisions sur ce qu’ils pensent être bon pour l’intérêt général sont ensuite…

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La Grande Loi de la Paix ou Constitution de la Confédération Iroquoise (XIIème siècle) ~ 1ère partie: Wampum 1-54 ~

Resistance71 Blog

La Constitution de la Confédération Iroquoise

Kaianerekowa (Gayanashagowa) ou la Grande Loi de la Paix

Traduction Résistance 71 

Introduction

1ère partie: wampum 1-54

 

  1. Je suis Decanavidah et je plante l’arbre de la Grande Paix avec les chefs de la confédération des cinq nations. Je le plante sur votre territoire, Adodaroh et la nation Onondaga, sur votre territoire, à vous les gardiens du feu.

J’appelle l’arbre le Grand Pin Blanc. A l’ombre de cet arbre de la Grande Paix, nous étalons le contenu blanc et douceureux de la fleur de chardon sur lequel vous pourrez vous assoir, Adodaroh et vos cousins chefs.
Nous vous plaçons sur ces séants, parsemés des graines blanches de la fleur du chardon, là, sous les rameaux grandissants de l’Arbre de la Paix. De là, assis, vous pourrez contempler le feu du conseil de la confédération des cinq nations où toutes les affaires des cinq nations…

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Béla Tarr / Fred Kelemen / Mihály Víg Sauver le trésor

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 Quand fin 2010, Gary Pollard demanda à Béla Tarr s’il se considérait comme un optimiste ou un pessimiste, le réalisateur hongrois répondit qu’il avait encore en lui un peu d’optimisme, puisqu’il croyait toujours en la possibilité de communiquer avec un public. Ainsi déclara-t-il : « Si vous êtes pessimiste, vous ne faîtes rien, vous ne souhaitez pas communiquer avec les gens. » [1] Quelques mois plus tard, en février 2011, Béla Tarr présenta en avant-première mondiale Le Cheval de Turin (A Torinói ló) en précisant que ce serait son ultime film. Faut-il considérer cela comme la victoire définitive du désenchantement et du pessimisme ?

Réalisés au début de 2014 par téléphone et messages électroniques, les entretiens ici réunis avec Béla Tarr, le chef opérateur Fred Kelemen et le compositeur Mihály Víg trouvent leur origine dans la phrase que Tarr n’a cessée de répéter en conférence de presse depuis trois ans maintenant : « Le Cheval de Turin est mon dernier film en tant que réalisateur ».

Néanmoins, plutôt que de considérer ce film comme le testament spirituel d’un artiste « fini », je préfère l’envisager comme un nouveau point de départ. De fait, Béla Tarr est encore bien vivant et, au seuil de son soixantième anniversaire, il travaille plus que jamais à la Film Factory de l’Ecole de Cinéma de Sarajevo, un laboratoire pour jeunes cinéastes qu’il a fondé en 2012. Son but est de « former des cinéastes mûrs qui pensent de manière responsable, dans un esprit humaniste, des artistes qui ont un point de vue personnel, une manière propre de s’exprimer, et qui utilisent leur puissance créatrice pour défendre la dignité de l’homme face à la réalité qui l’entoure. » [2]

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