brigetoun

La troupe enlève toujours assez facilement les barricades, à cause du petit nombre de leurs défenseurs, de l’isolement où on les abandonne, et du défaut de confiance mutuelle dû à l’absence d’organisation et de commandement. Les choses prendraient une toute autre face, avec une direction énergique et l’envoi successif de puissants renforts.

Jusqu’ici dans les luttes parisiennes, les insurgés sont toujours demeurés inactifs derrière leur semblant de barricades, oisiveté fatale chez des combattants très mal armés, sans artillerie, presque sans munitions. La bravoure seule ne suffit pas à compenser tous les désavantages matériels.

Les ouvriers Parisiens semblent ignorer leur principale force, la supériorité de l’intelligence et de l’adresse. Inépuisables en ressources, ingénieux, tenaces, initiés à toutes les puissances de l’industrie, il leur serait facile d’improviser en peu d’heures tout un matériel de guerre. Charpentiers, menuisiers, mécaniciens, fondeurs, tourneurs, maçons, ils peuvent suffire à tout, et opposer à l’ennemi cent sapeurs…

View original post 206 mots de plus

Publicités