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Republié en poche, cet ouvrage peut gagner un nouveau public grâce à la tâche qu’il se donne : éclairer les relations d’amour entre Hannah Arendt et Martin Heidegger. La postérité a du mal avec cette histoire. Et pour des raisons évidentes. La première rencontre de ces deux personnes mise à part, leur éloignement est programmé dès que Heidegger commence à attendre du national-socialisme l’éveil de la nation allemande et que Arendt se tourne vers le sionisme. L’un attendait cependant de pouvoir remplir un rôle éminent dans l’éducation du peuple allemand. L’autre n’a cessé de se pencher sur la question de l’éducation, en redéfinissant la modernité. Tout pouvait donc tourner entre eux autour de rapports d’amour et de haine. On peut certes crier au scandale, cela a été fait. On peut aussi adopter la position du voyeur et se contenter des faits connus. Fidélité et trahison, passion et routine, oubli et souvenirs s’entrepénètrent. Une juive pouvait-elle se compromettre avec un nazi en devenir ?

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