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Cet écrivain fut capable du meilleur. Il bénéficiera d’un immense oubli ou bien d’un « accueil entre doux et hagard ». Certains de ses textes sont incroyablement dissonants, étourdis, disparates et négligents. On peut trouver mièvres ou bien épouvantablement catholiques un grand nombre de ses écrits qui ne se démarquent jamais de visibles influences. André Breton qui plaçait très haut « son aptitude à la désertion », estimait que dans cette oeuvre, il fallait au mieux sauver trente de ses poèmes et quelques-uns des tableaux qu’il avait entrevus. Pas davantage ! Pour sa part et maintes fois, Germain Nouveau s’opposa vivement aux propositions qu’on lui faisait de publier ses poèmes. Ce fut l’une des obsessions de la fin de sa vie : l’une des qualités paradoxales de cet écrivain, c’est son farouche refus de faire carrière, son désir d’abstention, la volonté qu’il avait de disparaître et de ne pas laisser de traces derrière lui.  →HERE←

Germain Nouveau et son cousin Léopold Silvy, dans une rue d’Aix-en-Povence, carte postale éditée par Maïté Pin-Dabadie.

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